Février 2010 - L'Arctique
se réchauffe encore plus vite que prévuLes changements
climatiques affectent l'environnement arctique à un rythme bien plus élevé
qu'on ne le pensait, notamment sur la fonte des glaces, ont annoncé vendredi
des chercheurs ayant mené une étude d'une ampleur sans précédent
dans le grand Nord canadien.
Ce projet impliquait plus de 370 scientifiques
venus de 27 pays, qui se sont relayés durant quinze mois au nord du cercle
polaire à partir de juin 2007. Le navire à bord duquel ils se trouvaient
est le premier à avoir passé un hiver entier en restant mobile dans
la région.
Le changement climatique "se produit bien plus
vite que ne l'avaient prévu nos modèles les plus pessimistes",
a constaté David Barber, enseignant à l'université du Manitoba
et principal chercheur de cette étude, lors d'une conférence de
presse à Winnipeg. Ces modèles prédisaient il y a encore
quelques années que l'océan Arctique serait libre de glace en été
d'ici l'an 2100, mais l'accélération du réchauffement montre
désormais que cela pourrait se produire entre 2013 et 2030, a indiqué
Barber. Les scientifiques lient la hausse des températures en Arctique
et la fonte des glaces aux émissions croissantes de gaz à effet
de serre.
Selon une étude menée par le Groupe environnemental
Pew, basé aux Etats-Unis, la fonte accélérée de l'Arctique
pourrait entraîner un coût planétaire de 2.400 milliards de
dollars d'ici à 2050, le climat mondial étant moins rafraîchi
par cet océan. Version française Gregory Schwartz

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