Partir en vacances pendant la grossesse

Par Jerome,  publié le 14 novembre 2017 à 11h25.
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Voyager malin

Une femme enceinte sur une plage. DigitalMarketingAgency / Pixabay.com

Attendre un heureux événement ne constitue pas une contre-indication aux vacances. Cependant, suivant le stade de la grossesse et les destinations, les précautions à prendre varient.

Ne pas négliger sa santé

Quand on est enceinte, avant de partir en vacances, le dossier médical est la première chose qu’on doit glisser dans sa valise. Si on ne souhaite pas emmener tous les originaux, de crainte de les perdre, on doit prévoir les photocopies des résultats d’examens, des échographies et des ordonnances en cours.

On sera bien préparé en cas d’imprévu, notamment pour une éventuelle consultation médicale d’urgence. On doit aussi emporter avec soi une trousse à pharmacie. Cela est pertinent dans le sens où de nombreux médicaments ne sont pas adaptés aux femmes enceintes.

Partir en vacances pendant le premier trimestre de grossesse

Au début d’une grossesse, on peut se sentir fatiguée et avoir des nausées ou être en pleine forme. Il faut alors adapter ses vacances selon son état physique.

On essaiera de limiter les longs trajets en voiture, qui pourraient maltraiter le dos, favorisant les contractions précoces ainsi que les risques de fausse-couche. Comme autre recommandation, on ne doit pas porter des choses lourdes, s’exposer à des chaleurs trop fortes et à se forcer physiquement.

Partir en vacances pendant le deuxième trimestre de grossesse

Si on est en bonne santé, on peut planifier ses vacances entre la 16ème et la 28ème semaine de grossesse. Il faut savoir qu’après le premier trimestre, le risque de fausse couche est atténué. Au deuxième trimestre de grossesse, on peut s’adonner au farniente, à la marche, à la nage…

Partir en vacances pendant le dernier trimestre

À ce stade, la fatigue commence à se faire ressentir. On doit privilégier les séjours propices à la détente et choisir expressément son hébergement à proximité d’une maternité. À partir du 8ème mois de grossesse, il serait préférable de rester près du lieu où l’accouchement est prévu.

Partir à la mer

La mer et la piscine conviennent parfaitement à l’état de grossesse. On peut pratiquer la natation tout au long des 9 mois, tant que le col de l’utérus n’est pas entrouvert. Comme avantages, nager allège le corps et assouplit les articulations, tout en préparant le périnée à l’accouchement.

Il faut faire attention à ne pas trop se fatiguer en nageant, tout en veillant à ce que la température de l’eau ne soit pas trop froide. Si la natation est bénéfique durant la grossesse, les autres sports nautiques comme le surf, la plongée et la planche sont à bannir.

Partir à la montagne

La montagne constitue un très bon choix de destination pour que la mère se mette au vert en attendant l’accouchement. On en profitera pour se ressourcer, se balader et profiter à fond de la nature. Si on est amateur ou adepte des randonnées, on doit limiter les efforts.

Il est formellement interdit de monter à plus de 2.000 mètres d’altitude, afin de conserver l’oxygénation de bébé. Il en est même des activités d’un brin sportives comme le VTT, l’escalade, ou la spéléologie.

Partir à l’étranger

Partir à l’étranger est possible. Cependant, il faut se renseigner au préalable des maladies contre lesquelles on doit se prémunir avant de partir. En effet, certains vaccins sont contre-indiqués durant la grossesse. Il est fortement conseillé de ne pas dépasser 4 fuseaux horaires. Une fois arrivée à destination, on doit faire particulièrement attention aux moustiques, à l’alimentation locale et à l’eau à boire.

La pertinence de la vigilance pour les femmes enceintes

Une femme enceinte doit éviter de voyager dans un pays « à risque ». On peut se renseigner sur le sujet sur le site du ministère des Affaires étrangères et du Développement international. Afin d’éviter tout risque infectieux, une fois sur place, la femme enceinte, plus que tout autre voyageur, doit suivre quelques recommandations :

  • bien se laver les mains autant que possible, surtout avant les repas et après chaque passage aux toilettes,
  • ne manger que des aliments bien cuits,
  • bannir les crudités,
  • peler soi-même ses fruits,
  • ne consommer que des boissons capsulées ou du thé,
  • proscrire tous les aliments à base de laitage non pasteurisé tels que les fromages crus.

Éviter les problèmes médicaux

Si on veut éviter tout problème médical, la solution la plus radicale serait de reporter son voyage. Si ce n’est guère possible, on doit prendre une assurance rapatriement sanitaire en vérifiant que la grossesse est bien tenue en compte dans le contrat.

Aussi, les bas de contention sont vivement recommandés pour les voyages en avion, surtout si le voyage est prolongé, de plus de six heures. La contention élastique doit être de classe 2, assurant une pression à la cheville de 15 à 30 mmHg. Ce sont les modèles à mi-cuisse qui sont les plus confortables.

Les destinations à proscrire chez la femme enceinte

Ce sont les destinations lointaines, requérant des vaccinations, dans les pays où les structures sanitaires sont limitées. Il en est de même des destinations où sévissent des maladies infectieuses telles que le paludisme, la dengue, le chikungunya, ou autres maladies présentant des risques spécifiques pour la grossesse. Également, dans les pays tropicaux, il existe un risque élevé d’infection alimentaire selon le niveau d’hygiène.

La femme enceinte peut éventuellement être exposée à de la source de transmission d’agents infectieux causant la diarrhée. L’alimentation peut également transmettre les infections virales, comme l’hépatite E, très dangereuse pour la femme enceinte.

Les vaccins pouvant être injectés à une femme enceinte

Le seul vaccin de voyageur requis est le vaccin contre la fièvre jaune. Ce vaccin est contre-indiqué chez la femme enceinte. Ce vaccin n’est pas disponible en pharmacie et est administré dans les centres de vaccinations internationaux.

Les autres vaccins qui peuvent être imposés au voyageur sont ceux qui protègent de l’hépatite A, de la fièvre typhoïde et de l’encéphalite japonaise. Ils ne sont pas non plus recommandés, même si aucun effet sur la grossesse n’a pas encore été signalé.