Comment prévenir et traiter le mal de mer ?

Par Jerome,  publié le 22 janvier 2018 à 16h49.
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Voyager malin

Illustration. Le mal de mer. Shutterstock.com

Quand on voyage en mer, le mal de mer peut gâcher bien des vacances. Pour le comprendre, les mouvements du bateau ont le don de perturber les informations transmises au centre de l'équilibre, dans l'oreille interne.

Si certains peuvent s’y habituent facilement, d’autres n’arrivent pas à supporter le roulis et le tangage. Appartenant à la famille du mal des transports, le mal de mer est également appelé la naupathie. La personne atteinte du mal de mer malade peut ressentir différents effets, plus ou moins forts, allant du simple vertige, en passant par les vomissements jusqu’à un abattement complet.

Les précautions à prendre

Si on est habituellement malade en bateau, il éviter ce moyen de transport, ce serait la meilleure des solutions. Une fois le voyage en bateau tranché, il faut essayer de conserver son calme. Dans la pratique, l’anxiété augmente le mal de mer. Une astuce serait d’arriver en avance pour ne pas se stresser.

Il convient aussi bien dormir avant le voyage et bien s’habiller en prévision de la traversée. Le manque de sommeil ainsi que l’excès de froid ou de chaud peuvent accentuer les symptômes. Enfin, il faut manger légèrement. En effet, il serait préférable d’avoir l’estomac partiellement rempli au cas où on serait amené à vomir.

On doit veiller à éviter l’alcool et le tabac, qui pourraient aggraver les choses. Il existe aussi quelques aliments qui peuvent prévenir le mal de mer, notamment le jus de citron, le chewing-gum, le gingembre et la banane.

S’installer au centre du bateau

S’installer au milieu du bateau permet de bénéficier d’une stabilité maximale. On privilégiera les zones bien ventilées, tout en se mettant à l’écart des endroits qui sentent le goudron, la peinture ou le poisson, comme il est de coutume sur les petites embarcations de pêche. Si on est sensible au mal de mer, quelques activités ne sont pas recommandées, entre autres lire et fumer.

On doit aussi limiter au mieux les mouvements de la tête et éviter de regarder les mouvements du bateau ou son sillage, pouvant déclencher une sensation de vertige. Le mieux à faire serait d’essayer de dormir.

Aller au grand air dès les premiers symptômes

Au moindre signe de malaise pouvant être un début de mal de mer, on doit monter sur le pont pour prendre l’air, de préférence au centre du bateau. Ensuite, on essaie de fixer l’horizon ou la côte, en mettant le nez au vent. Cette pratique peut suffire à calmer les choses. On cherchera également à s’allonger à l’extérieur, dans un endroit confortable, la tête bien calée par des coussins ou des sacs et visage tourné vers le ciel.

Si le temps ne le permet pas, on s’allongera dans la zone la plus basse du bateau, soit près du centre de gravité. Dans les autres cas plus fréquents, les troubles les plus importants sont observés au début du voyage. Si le mal de mer se reproduit, à son retour, il faut demander à son médecin de prescrire des médicaments à titre préventif, comme des antihistaminiques ou des produits anti vomissements. À noter que ces médicaments peuvent provoquer une somnolence.

Les antihistaminiques

Les antihistaminiques désignent des médicaments indiqués pour contrer les allergies. La plupart des médicaments antihistaminiques peuvent s’acheter directement en pharmacie, sans qu’il y ait besoin de montrer une ordonnance. Ils doivent être pris une demi-heure avant le départ et peuvent être renouvelés au cours du voyage. Cependant, on doit respecter au moins 6 heures entre chaque prise.

Il serait de rigueur de se renseigner sur les contre-indications auprès de son pharmacien. En effet, en plus d’entraîner une somnolence, ils peuvent aussi causer de la baisse de vigilance. Au cas où on les prend, on ne doit pas conduire, utiliser des machines ou faire une activité requérant de la concentration.

Il est important de ne pas mélanger antihistaminiques avec de l’alcool ou d’autres médicaments. Aussi, les femmes enceintes et les jeunes enfants ne doivent pas les prendre, sauf indication contraire du médecin.

Les antiémétiques ou les médicaments qui empêchent la nausée

Les antiémétiques désignent des médicaments qui agissent contre les vomissements et les nausées. Ils ne soignent pas le mal de mer en lui-même, mais uniquement une des manifestations de celui-ci. À titre de rappel, quand une personne vomit, il faut veiller à ce qu’elle ne se déshydrate pas.

L’homéopathie

L’homéopathie peut être un remède efficace pour combattre le mal de mer. Au contraire des antihistaminiques, les produits homéopathiques ne génèrent pas de somnolence et ils n’ont pas non plus d’effets secondaires tels que les vertiges ou la fatigue. Comme atouts, ils peuvent être utilisés par les enfants en bas âge et les femmes enceintes.

Le patch

C’est un dispositif transdermique qui peut être prescrit par un médecin. Il comporte un antiémétique atropinique, qui est la scopolamine. Uniquement réservé à l’adulte, il est à appliquer la veille au soir derrière l’oreille, pour un départ le matin. Il doit se garder tout le long du voyage pour avoir un effet de 3 jours. Il peut générer des troubles de la vision.

La phytothérapie

Respirer des huiles essentielles peut aider à guérir le mal de mer. Pour ce faire, on doit mélanger des essences de menthe poivrée et de lavande, dans un diffuseur.

À utiliser ponctuellement

Même si ces traitements peuvent être efficaces pour combattre le mal de mer, en majorité, ils possèdent des contre-indications, des effets secondaires et indésirables, surtout chez les sportifs. Il est alors conseillé de les utiliser en méthode d’appoint et d’avoir recours à un autre traitement sur le long terme.

Certains d’entre eux ont le pouvoir de fatiguer et de rendre moins vigilant, voire même provoquer des réactions positives lors d’un contrôle antidopage. Il est fortement recommandé de prendre rendez-vous chez un médecin avant d’adopter un traitement préventif ou curatif du mal de mer. Il est le plus à même de conseiller sur ce qui est le mieux adapté à ses besoins et au degré de naupathie.