Sur huit jours de trek dans le Mercantour, les Demetz Prestal ont montré pourquoi de vraies lunettes de montagne comptent autant que les chaussures.
En bref
- Le GR52 expose fort les yeux
- Demetz Prestal rassurent en haute montagne
- La catégorie 4 change vraiment le confort
Entre 2 000 et 2 500 mètres, la lumière ne pardonne pas. Sur le GR52, avec des névés, des pierriers clairs et des journées de 8 à 10 heures, j’ai vite vu qu’une paire de ville n’avait rien à faire là.
Huit jours de lumière dure, et des yeux qui tiennent
Dans le Parc national du Mercantour, le problème n’est pas juste le soleil. En altitude, les UV grimpent d’environ 10 % par tranche de 1 000 mètres, et la neige, l’eau ou les roches claires renvoient encore une partie du rayonnement. Résultat, la fatigue visuelle arrive vite, avec les yeux secs à cause du vent, l’éblouissement, parfois des maux de tête, et dans les pires cas une ophtalmie des neiges.
Au niveau du Pas des Ladres, même en été, j’ai croisé plusieurs névés. Franchement, sans vraie protection, le confort n’aurait pas été le même.
Ce que les Prestal changent vraiment sur le sentier
Pendant huit jours, les Demetz Prestal sont restées sur le nez presque en permanence. Ce qui saute aux yeux, c’est leur forme enveloppante. Les côtés sont mieux couverts que sur des lunettes de sport classiques, et sur les crêtes ça compte tout de suite, pour le vent comme pour la poussière ou les petits graviers.
Autre bon point, le poids. À 40 grammes, elles s’oublient. Pas de point de pression derrière les oreilles, même avec une casquette ou un chapeau. Et en descente technique vers Sospel puis Menton, les branches ajustables et le nez antidérapant ont fait le job, sans glisser.

Des verres catégorie 4 qui restent agréables à porter
Le vrai morceau, c’est le verre catégorie 4. C’est taillé pour la haute montagne, les glaciers et les fortes réverbérations. Sur ce trek, les conditions étaient idéales pour voir la différence.
La lumière restait bien maîtrisée, sans assombrir exagérément le paysage. La teinte marron contrastante garde des couleurs naturelles et aide à lire les reliefs, les pierres, les irrégularités du terrain. Sur un sentier technique, ce n’est pas un détail. J’ai aussi trouvé le traitement antireflet convaincant, et l’antibuée efficace le matin quand la température bouge vite.
Monture solide, pack utile, et les bons critères de choix
La monture en TR90 inspire confiance. Après plus de 160 km, des manipulations répétées, du transport dans le sac ou accrochées à l’extérieur, les Demetz Prestal n’affichaient presque pas de marques. Le pack est bien vu aussi, avec une sangle, une housse microfibre et surtout un étui rigide, très pratique sur plusieurs jours.
Si vous choisissez des lunettes de rando, regardez d’abord la catégorie des verres, puis le maintien et la couverture latérale. En gros, catégorie 2 pour une sortie occasionnelle, 3 pour la plupart des randos estivales, 4 pour la neige, les glaciers et la haute montagne. Seule limite à garder en tête, les verres catégorie 4 sont très foncés et interdits pour conduire.
Mon avis après le GR52
Les Demetz Prestal m’ont accompagné tout au long de cette traversée du Mercantour et elles ont parfaitement rempli leur mission. On parle souvent des chaussures ou du sac à dos comme des équipements les plus importants d’un trek, mais la protection des yeux mérite tout autant d’attention. Après plusieurs jours passés en altitude, sous un soleil intense, avec du vent et des passages sur névés, j’ai réellement apprécié leur confort et leur niveau de protection.
Leur monture enveloppante offre un confort et une excellente protection, leurs verres catégorie 4 et leur excellente stabilité en font un choix particulièrement pertinent pour les randonneurs, les trekkeurs et les alpinistes qui évoluent régulièrement en montagne. Pour une balade occasionnelle en plaine, elles seraient probablement surdimensionnées. En revanche, pour un itinéraire comme le GR52, le GR20, le Tour du Mont-Blanc ou toute randonnée en altitude, elles apportent un véritable gain en confort et en sécurité.
Finalement, on réalise souvent l’importance d’une bonne paire de lunettes… le jour où l’on marche des heures face au soleil. Sur le GR52, elles ont fait partie de ces équipements que j’ai portés souvent sur certaines étapes sans même y penser, et c’est probablement le meilleur compliment que l’on puisse faire à un matériel de randonnée.