Sur 160 km et sept jours de trek, la COROS APEX 4 en 42 mm a convaincu par son autonomie, sa cartographie hors ligne et son vrai confort.
En bref
- 160 km sur le GR52, sans gêne au poignet
- Cartes hors ligne et alertes très utiles
- Menus riches, prise en main moins immédiate
Sur sept jours et plus de 160 kilomètres de marche sur le GR52, ce n’est pas la fiche technique qui compte. C’est ce moment où vous quittez la trace, où le réseau a disparu, et où la montre vous remet dans le bon axe en quelques secondes. Là, une montre GPS n’est plus un gadget. Mon premier contact avec COROS remonte au GR20, où la Vertix s’était déjà imposée comme une référence.
Pourquoi le petit format a gagné
Le choix s’est porté sur la COROS APEX 4 en 42 mm, pas sur la version 46 mm. La raison est simple, le confort d’abord. Avec son écran de 1,2 pouce et ses 44 grammes en bracelet nylon à scratch, elle se fait oublier, ce qui est souvent la meilleure qualité d’une montre en trek.
L’autre modèle offre bien un écran de 1,3 pouce et encore plus d’autonomie, mais il monte à 51 grammes et prend plus de place au poignet. Après plusieurs années de rando, le confort passe avant tout. Et sur ce point, le bracelet nylon est visiblement un vrai plus, réglage facile, bon maintien, aucune gêne même quand il fait chaud. Après 160 km, rien à signaler.
En montagne, la batterie et les cartes font la différence
L’autonomie, en trek, c’est le nerf de la guerre. La version 42 mm annonce jusqu’à 34 heures en GPS haute précision avec tous les systèmes satellites activés, de Galileo à GLONASS, et 41 heures en mode Endurance. Pendant tout le GR52, je l’ai rechargé 3 fois, une belle performance !
Un détail qui mérite d’être souligné : le système de recharge de la COROS APEX 4. La montre est livrée avec un petit adaptateur magnétique très compact qui se fixe facilement à l’arrière du boîtier de la montre. Il suffit ensuite d’y connecter un câble USB-C classique relié à un chargeur, une batterie externe ou même un ordinateur. En randonnée, j’ai particulièrement apprécié ce format minimaliste qui évite d’emporter un câble propriétaire encombrant. C’est un petit accessoire, mais il s’inscrit parfaitement dans la philosophie du trek : voyager léger tout en restant pratique.
Mais le plus marquant reste la cartographie hors ligne. Les cartes avaient été téléchargées avant le départ via l’application COROS. Une fois en montagne, avec un affichage jugé fluide, des chemins lisibles et un zoom efficace, la navigation reste claire. Surtout, les alertes de sortie d’itinéraire ont servi plusieurs fois. À deux ou trois reprises, la montre a signalé un écart de trace, dont une fois en montée dans une zone avec encore plusieurs névés. En gros, quelques secondes plus tard, la bonne direction était retrouvée.
Le tandem avec Komoot simplifie vraiment la préparation
L’application COROS ne sert pas juste à synchroniser la montre. Elle permet aussi de récupérer des cartes du monde hors ligne, de préparer un itinéraire, puis d’envoyer une trace GPS en quelques secondes, la navigation offre un niveau de précision très appréciable, notamment dans les descentes en montagne, comme le montre la photo ci-dessous.
La synchronisation des itinéraires avec Komoot est parfaitement possible. Elle demande un petit temps de prise en main pour bien comprendre le fonctionnement de l’application et de la montre, mais une fois cette étape franchie, c’est un véritable plaisir à utiliser. Une fois dehors, tout passe par la montre. Pas besoin de sortir le téléphone à chaque bifurcation, et ça, quand vous marchez plusieurs jours, ça change pas mal de choses.

Suivi du corps et fonctions montagne, le vrai bonus
Le suivi physiologique a aussi pris du sens au fil des étapes. Chaque soir, plusieurs données étaient consultées, sommeil, récupération, fréquence cardiaque, VFC nocturne, stress, altitude, pression atmosphérique et météo. Quand les journées s’enchaînent entre 18 et 25 km, ces repères aident à lire la fatigue accumulée.
La montre ajoute des outils très terrain, navigation Turn-by-Turn, retour au point de départ, cartes topographiques mondiales, baromètre et allure d’effort liée au relief. L’écran Memory-in-Pixel de troisième génération reste lisible en plein soleil dans le Mercantour, et le verre en saphir inspire confiance.
Météo et baromètre : des alliés précieux en montagne
En randonnée sur plusieurs jours, la météo peut évoluer très rapidement. J’ai particulièrement apprécié les informations fournies par la COROS APEX 4, notamment l’altitude, les prévisions météo et surtout le baromètre. En surveillant l’évolution de la pression atmosphérique, il est possible d’anticiper l’arrivée d’une dégradation des conditions avant même que les nuages ne deviennent menaçants. Bien sûr, ces données ne remplacent pas une bonne préparation ou les bulletins météorologiques, mais elles apportent une aide précieuse pour adapter son rythme, prévoir une pause ou décider d’accélérer afin de franchir un col avant l’arrivée d’un orage. En montagne, disposer de ces informations directement au poignet est un véritable atout.
Un écosystème riche, mais pas immédiat
Le principal bémol tient aux menus. COROS propose beaucoup de fonctions, et il faut du temps pour comprendre où tout se trouve, dans la montre comme dans l’application. Mieux vaut configurer ses écrans, tester la navigation et télécharger ses cartes bien avant le départ.
Elle m’a aidé à suivre précisément mon itinéraire, à éviter plusieurs erreurs de navigation, à surveiller mon état de forme et à mieux comprendre ma récupération entre chaque étape. Sa légèreté est un vrai plaisir au quotidien, son autonomie est remarquable et sa cartographie hors ligne apporte une réelle sérénité lorsque le réseau disparaît.
Bref, après ce GR52, le bilan est très net. Légère, endurante, rassurante sur l’itinéraire, la COROS APEX 4 a aidé à éviter des erreurs, à suivre la récupération et à marcher l’esprit plus libre. Une fois apprivoisée, elle devient un vrai compagnon d’aventure.