Des criques volcaniques aux sentiers perdus, douze îles grecques se distinguent. Le vrai sujet, c’est laquelle choisir selon votre façon de voyager.
En bref
- 12 îles, 12 styles de voyage
- Volcan, rando, plongée, fêtes ou patrimoine
- Le bon choix dépend surtout du rythme
Choisir une île grecque, ce n’est pas juste cocher une plage. Entre une traversée d’1h, un volcan actif ou deux semaines de route sur des pistes étroites, l’expérience change du tout au tout. Et c’est là que la sélection de Lonely Planet devient utile, elle trie les îles par usage plus que par décor.
Pour marcher, plonger ou partir loin des foules
Sur Ikaria, il faut accepter l’effort. L’île, à l’est de la mer Égée, a des infrastructures inégales, il vaut mieux avoir ses roues, mais la récompense est là, entre la plage de Seychelles, le domaine Afianes Winery, les sources chaudes de Therma et les vieux sentiers vers les maisons-refuges creusées dans la roche. Comptez 2 semaines minimum. Depuis Kos, le ferry met environ 3h30.
Plus douce, Alonissos mise sur la mer claire, les chapelles, les villages et surtout son parc marin national, l’un des plus vastes d’Europe, avec tortues, dauphins et phoques moines méditerranéens. Il y a aussi le musée sous-marin de Peristera, posé autour d’une épave de l’époque classique. Depuis Skiathos, comptez 1h30.
Et puis Samothraki, plus rude, plus sauvage. Forêts, cascades, vasques naturelles, gorges, et le mont Fengari à 1611 m. Le sanctuaire des Grands Dieux ajoute une vraie couche mythologique. En été, le ferry depuis Alexandroupoli dure environ 2h.
Volcans, caldeira et grandes claques visuelles
Santorini garde la puissance du décor, arrivée par la mer dans la caldeira, falaises noires, villages blancs, couchers de soleil très calibrés. Mais l’île concentre aussi le problème du surtourisme, avec 15 500 habitants à l’année et jusqu’à 3,4 millions de visiteurs en 2024. Mieux vaut éviter le pic estival. Pour ceux qui veulent la même famille de paysages sans l’embouteillage, Nisyros fait franchement envie.
Sur cette petite île du Dodécanèse, le volcan actif, les fumerolles et les villages blanchis à la chaux font le boulot, sans la foule. Mandraki n’est qu’à 50 minutes de ferry de Kos.
Histoire lourde, ruines et ports vénitiens
La plus complète, c’est Crète. Gorges de Samaria, grotte de Dikteon, palais de Knossos, musée archéologique d’Héraklion, port vénitien de Hania, plages de Preveli, Vaï ou Elafonisi. L’île est immense, il faut bien choisir sa base, vers Iraklio ou Hania, et viser les saisons intermédiaires.
Rhodes joue la carte médiévale avec la vieille ville classée par l’Unesco, le quartier des Chevaliers, le palais du Grand Maître et, plus au sud, Lindos et son acropole. Même logique sur Samos, entre vin muscat, vallées boisées, Heraion, tunnel d’Evpalinos et musée archéologique de Pythagorio. Le printemps y semble le meilleur moment.
Pour lever le pied sans s’ennuyer
Kefallonia coche la case romantique, avec Myrtos, Fiskardo et la forteresse d’Agios Georgios. Kythira ralentit encore le tempo, entre Hora, Paleochora, gorges et routes tranquilles, à 75 minutes du Péloponnèse. Kéa, à seulement 1h d’Athènes, mélange épaves, vieux chemins, Karthaia, le Lion de Kéa et le monastère de Kastrianis.
Reste Mykonos. Oui, c’est la fête, les clubs de plage, Paradise, Super Paradise, Cavo Paradiso. Mais il y a aussi Hora, Agios Sostis, quelques petites routes à vélo et le monastère de Tourliani. Bref, à choisir si vous voulez autant danser que bouger.