Sept jours, 160 km et près de 10 000 m de dénivelé. Le GR52 relie le Mercantour à Menton dans une traversée aussi exigeante que splendide.
En bref
- Le GR52 se parcourt en sept étapes
- Environ 160 km et 10 000 m de dénivelé
- Arrivée à Menton, au bord de la Méditerranée
Voir la mer après une semaine là-haut, c’est ce qui donne au GR52 sa vraie saveur. On part de Saint-Dalmas-Valdeblore dans l’univers des cols, des lacs et des vallons silencieux, puis on finit à Menton, sur la promenade du bord de mer. Entre les deux, il y a une traversée de 160 km, découpée en sept étapes, avec près de 10 000 mètres de dénivelé positif, et autant en descente.
Une semaine pour changer de monde
Ce tracé dans le Mercantour n’a rien d’une balade. Il demande une vraie habitude des journées qui s’enchaînent, mais il reste accessible à des randonneurs préparés, surtout parce que les refuges permettent de voyager plus léger. C’est un détail qui compte quand les kilomètres s’additionnent.
Et ce qui marque, clairement, c’est la variété. Sommets, alpages, forêts, villages perchés, lacs d’altitude, puis peu à peu des senteurs plus méditerranéennes. Le sentier raconte presque un changement de massif sans quitter la même traversée.

Le cœur minéral du Mercantour
Les premiers jours posent le décor sans traîner. La montée vers le col de Salèse lance tout de suite l’aventure avant de filer vers le vallon de la Cougourde. Montagne, grands espaces, silence. Le ton est donné.
La deuxième étape, entre le refuge de la Cougourde et le refuge de Nice, passe par le Pas des Ladres, à 2 448 m. C’est le gros morceau de la journée, avec en récompense les panoramas sur les lacs glaciaires et les sommets autour.
Puis vient la liaison vers le refuge des Merveilles, après la Baisse du Basto. Là, le sentier serpente entre de nombreux lacs d’altitude avant d’entrer dans la vallée des Merveilles, dont l’ambiance minérale reste à part.
Quand le sentier s’adoucit puis plonge
Après ce bloc très alpin, le relief devient un peu plus roulant entre le refuge des Merveilles et le Camp d’Argent. Forêt d’un côté, crêtes panoramiques de l’autre, avec toujours de belles vues sur les Alpes du Sud. Ensuite, ça descend franchement vers Sospel. Plus de 1 300 mètres de dénivelé négatif, et un terrain qui change de visage. Chênes, pins, chaleur souvent bien présente en été, on sent que la Méditerranée n’est plus très loin.
La mer comme ligne d’arrivée
L’avant-dernier jour remonte vers le Col du Berceau. Ce retour en altitude a un mérite simple, il ouvre peu à peu les vues sur la Méditerranée. Après plusieurs jours de marche, ça tire presque le groupe vers l’avant.
Reste la descente finale jusqu’à Menton. Le sentier devient très pierreux sur plusieurs kilomètres, donc il faut garder des jambes et un peu de lucidité. Mais quand la mer apparaît, puis que l’on rejoint le bord de mer, la traversée prend une autre dimension. Pas seulement un itinéraire exigeant, bref, un vrai voyage du haut pays jusqu’au rivage.
