Trump remet au goût du jour le test présidentiel de fitness avec abdos, sprints et tractions

Image d'illustration. Overhead view of runners completing lapsADN
Donald Trump remet au goût du jour le test de condition physique présidentiel, un programme emblématique combinant exercices d’endurance, de force et d’agilité, tels que les abdos, les courses navettes ou les tractions, pour évaluer la forme des Américains.
Tl;dr
- Le test présidentiel de fitness revient aux États-Unis.
- L’approche privilégie endurance, force et flexibilité à l’école.
- Le programme réinstaure les anciennes récompenses sportives.
Un retour inattendu des classiques du sport scolaire
Après une décennie d’absence, le presidential fitness test, autrefois emblème des cours de sport américains, signe son grand retour dans les écoles publiques. Cette initiative vient tout droit du bureau ovale : le 31 juillet dernier, Donald Trump a signé un décret exécutif ordonnant la réintégration de ces épreuves emblématiques. C’est désormais à Robert F. Kennedy Jr., récemment nommé secrétaire à la santé, que revient la lourde tâche de relancer ce programme, avec un objectif affiché : lutter contre l’obésité infantile et inciter les jeunes à renouer avec la culture physique.
Des exercices bien connus et des distinctions pour les meilleurs
Concrètement, ce sont les traditionnelles épreuves d’endurance, de force et de souplesse qui refont surface. Ainsi, élèves et parents s’apprêtent à retrouver :
- Course chronométrée sur un mile
- Sit-ups et pompes ou tractions
- Shuttle run (course aller-retour rapide)
- Test de flexibilité « sit and reach »
Pour pimenter l’expérience, le fameux « Presidential Fitness Award », disparu en 2013, fait également sa réapparition. À l’époque, ce certificat distinguait le top 15 % des élèves du pays — une tradition que le nouveau programme entend bien ressusciter.
D’un modèle inclusif à un retour à la compétition
Ce come-back marque une rupture notable avec l’approche mise en place sous l’administration Obama. En 2013, celle-ci avait remplacé le test initial par le Presidential Youth Fitness Program, misant sur un suivi individuel de la santé et l’accompagnement pédagogique plutôt que sur la compétition pure. L’idée ? Offrir à chaque élève la possibilité d’améliorer ses performances sans subir la pression des classements ni se sentir exclu.
Nostalgie sportive… ou source d’angoisse pour certains ?
Il subsiste toutefois des interrogations quant à l’impact réel de cette décision sur les élèves. Si certains se réjouiront sans doute du retour d’un esprit plus compétitif — voire nostalgique pour ceux qui ont connu les challenges sportifs façon « old school » — d’autres craignent déjà la pression supplémentaire ou la crainte de l’échec devant leurs camarades. Comme en témoigne cette confidence : « Je passais plus de temps à stresser devant mes camarades qu’à courir après les notes ! »
Une chose est certaine : les cours d’EPS américains s’apprêtent à renouer avec une certaine tradition… Reste à voir si elle saura motiver ou inquiéter une nouvelle génération d’élèves.
