Un chirurgien cardiaque : « Bougez avant de prendre des médicaments contre l’hypertension »

Image d'illustration. Paysage serein avec chemin pédestreADN
Le Dr Jeremy London, spécialiste en chirurgie cardiaque, préconise l’exercice physique comme première mesure pour maîtriser l’hypertension. Il invite à privilégier la course à pied avant de recourir aux traitements médicamenteux contre la pression artérielle élevée.
Tl;dr
- Courir abaisse efficacement la tension artérielle.
- Contrôle du poids et exercice : premiers leviers anti-hypertension.
- La gestion du stress favorise la santé cardiovasculaire.
L’expertise du Dr Jeremy E. London en médecine cardiovasculaire
Avec plus de 25 ans de pratique, x s’impose comme une référence dans le domaine de la chirurgie cardiovasculaire à Savannah, au sein du réseau médical St. Joseph’s/Candler. Titulaire de certifications en chirurgie générale, vasculaire et thoracique, il conjugue interventions complexes et techniques innovantes comme le TAVR, la chirurgie des anévrismes ou encore les procédures mini-invasives, contribuant à réduire considérablement les risques post-opératoires.
Courir : un remède efficace contre l’hypertension
Selon le Dr London, « l’hypertension artérielle est le facteur de risque le plus modifiable des maladies cardiaques, mais aussi l’un des plus fréquents ». Un constat sans équivoque : avant même d’envisager un traitement médicamenteux, deux mesures s’imposent pour agir sur la pression artérielle : le contrôle du poids et l’activité physique régulière. « Pour chaque kilo perdu, la pression baisse d’environ 5 mmHg », précise-t-il dans une de ses récentes interventions.
Les données scientifiques confirment cet impact : pratiquer une activité physique d’intensité modérée durant 150 minutes par semaine – par exemple courir réparti sur plusieurs jours – permettrait de réduire la pression systolique de 7 mmHg et la diastolique de 5 à 6 mmHg. À noter cependant : si l’exercice et une silhouette affinée ne suffisent pas à normaliser les chiffres, le recours aux médicaments reste pertinent, sans qu’il faille y voir un échec personnel.
Mécanismes physiologiques et bienfaits complémentaires de la course
Pourquoi courir agit-il aussi directement sur le cœur ? Cette activité améliore la capacité du muscle cardiaque à pomper efficacement le sang, ce qui diminue la pression exercée sur les parois artérielles. Par ailleurs, grâce à la libération accrue d’oxyde nitrique lors de l’effort, les vaisseaux se dilatent davantage ; leur élasticité s’accroît et la résistance périphérique chute – autant d’éléments clés pour maîtriser l’hypertension.
Mais ce n’est pas tout : courir participe également à l’équilibre métabolique global, en régulant le poids corporel ainsi que les niveaux de glucose et de cholestérol. Pour en faciliter la lecture, voici quelques effets complémentaires relevés par les spécialistes :
- Diminution de la graisse abdominale, favorisant une meilleure sensibilité à l’insuline.
- Baisse durable du stress via la libération d’endorphines.
- Réduction du cortisol, hormone associée à l’hypertension émotionnelle.
S’engager activement dans sa santé cardiovasculaire
Enfin, un message revient avec insistance dans les prises de parole publiques du Dr London : « Prenez part activement à votre santé. Identifiez ce que vous pouvez contrôler pour influer sur votre espérance de vie. » Un conseil plein de bon sens alors que l’hypertension demeure silencieuse mais redoutable — avec la course à pied en tête des solutions accessibles pour y faire face.
