Thaïlande, les saveurs à ne pas rater entre rue, rooftop et curry

Street food et rooftop dans le meme cadre
Image d'illustration. Bangkok a Phuket, des tables a reperer. — ADN

De la street food de Bangkok aux tables de Phuket, la Thaïlande aligne des classiques très concrets, utiles à repérer avant le départ.

En bref

  • Les classiques vont bien au-delà du pad thaï
  • Nord, sud et Bangkok n’offrent pas la même assiette
  • Végétariens compris, il y a de quoi faire

Vous pouvez passer en Thaïlande avec une seule obsession, bien manger, et franchement ce n’est pas une mauvaise idée. Le pays aligne la gargote de rue, le grand restaurant, le dessert culte et même l’apéro aux insectes.

Les bases à commander dès les premiers repas

Pour démarrer, difficile d’éviter le pad thaï, pensé au XXe siècle pour incarner le pays dans une assiette, avec nouilles plates sautées, crevettes, tofu, pousses de soja, ciboule, cacahuètes, sauces et épices. À Bangkok, les noms à repérer sont Thipsamai et Baan Phadthai.

Très vite, on passe souvent au pad kra pao, le vrai déjeuner rapide de pas mal d’employés thaïlandais, riz, viande hachée au basilic, piment, œuf frit. Si vous craignez le feu, il faut prévenir avant. Une adresse revient, Phed Mark.

Côté currys thaïs, la base reste ce trio ultra connu, rouge, vert et jaune, en version viande, légumes ou fruits de mer. Le vert marche très bien sans viande. Puis il faut ajouter un bol de massaman, plus au sud dans l’esprit, avec pommes de terre, viande et une sauce parfumée à l’anis étoilé. À Bangkok, regardez Sanguan Sri, Paste et Krua Apsorn.

Deux régions, deux terrains de jeu très différents

Au nord, on change de monde. La cuisine puise dans des traditions liées aux communautés autochtones, avec le khao soi, soupe crémeuse aux nouilles frites, la saucisse épicée sai oua et le gaeng hung lay, poitrine de porc mijotée dans un curry rouge aromatique. À Chiang Mai, il faut noter Kiti Panit, Khao Soi Khun Yai et Khao Soi Mae Sai.

Plus bas, dans le sud maritime, Phuket Town met surtout en avant les produits de la mer. À tester, le crabe au curry jaune avec rouleaux de nouilles de riz, le merlan frit au curcuma et plusieurs poissons frits, mérou, bar ou vivaneau, servis avec différentes sauces. Les tables citées sont Raya, One Chun et Tu Kab Khao.

Bangkok, la ville où l’assiette devient aussi un décor

À Bangkok, on ne mange pas seulement, on sort. Les bars sur rooftop restent une valeur sûre pour un cocktail, une bière bien fraîche et la vue sur la skyline. Il faut juste penser au dress code smart casual, donc pas de t-shirt, short ou tongs. Les spots à viser, Above Eleven, Moon Bar et Octave.

Et si vous avez le budget, la ville pousse très loin le fine dining. Des restaurants comme Gaggan, Sühring ou Sorn affichent des additions de plusieurs centaines de dollars, soit environ plusieurs centaines d’euros, mais la promesse est celle d’un repas marquant.

Autre ambiance, le fleuve Chao Phraya. Dîner sur ses berges, ou carrément en croisière, fait partie des expériences les plus demandées. Mieux vaut réserver quelques jours avant. À retenir, Chakrabongse Villas, Steve Café et Cuisine et Asiatique.

Desserts, insectes et options végétariennes, le vrai bonus

Le final classique, c’est le mango sticky rice, riz gluant au jasmin, mangue mûre, lentilles frites croustillantes et crème de coco. À Bangkok, regardez Ban Khun Mae et Eathai. Plus déroutant, les insectes, vers de bambou avec soja et poivre, sauterelles, grillons, vers à soie frits aux feuilles de combava, sans oublier les œufs de fourmis rouges, acidulés, qu’on retrouve aussi en salade ou en omelette.

Bonne nouvelle si vous mangez végétarien ou vegan. La capitale a une vraie culture sur ce terrain, avec Veganerie et Saravana Bhavan, des restos indiens en renfort, et un festival végétarien de neuf jours, souvent en septembre ou octobre, qui anime Chinatown. Pour dire « je suis végétarien », un homme dira « pŏm gin jair », une femme « dì chăn gin jair ». Et gardez aussi en tête le larb, le pad see ew, le kor moo yang, les spaghettis aux fruits de mer et le café thaï, surtout celui des hauts plateaux de Chiang Rai.

Christophe

Spécialiste Guide de voyage

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