Avec ses boucles de 3 à 5 km et ses formats de 3 à 24 heures, les MDS Crazy Loops misent sur une montagne plus accessible, inclusive et collective.
En bref
- Ultra en boucles, sans élitisme affiché
- Deux étapes savoyardes annoncées en 2026
- Le handicap partagé sur le même parcours
L’ultra, ici, tient sur des boucles de 3 à 5 km. Et c’est précisément ce qui change la lecture de l’épreuve. Les MDS Crazy Loops, inspirés de l’esprit du Marathon des Sables, gardent leur base de 24 heures, de jour comme de nuit, mais ajoutent cette année des formats de 3, 6, 9 ou 12 heures. On peut courir, marcher, faire une pause, repartir. Pas de classement imposé, pas de filtre élitiste annoncé. Chaque tour compte.
Pour qui regarde le trail de loin, c’est loin d’être un détail. L’idée, c’est de rendre l’ultra-endurance plus praticable, sans lui enlever sa part d’effort. Bref, une porte d’entrée plus large dans un univers souvent perçu comme fermé.
Des rendez-vous alpins déjà calés en Savoie
L’été a déjà vu passer trois étapes, à Courmayeur du 19 au 21 juin, à La Rosière du 17 au 19 juillet, puis à Morzine du 24 au 26 juillet. Chaque fois, la recette reste celle d’une expérience immersive sur trois jours, dans des stations alpines bien identifiées.
La suite se jouera en Savoie. Deux dates sont prévues, à Courchevel du 31 juillet au 2 août 2026 pour une deuxième édition, puis à Val d’Isère du 21 au 23 août 2026. L’organisation met en avant un terrain sécurisé, balisé et accessible, avec l’idée de laisser découvrir la montagne en confiance.

Le handicap n’est pas à part, il est dans la course
C’est sans doute le point le plus fort du projet. Sur chaque étape, 3 à 7 équipages en situation de handicap participent à l’aventure sur le même parcours que tout le monde. Pas de catégorie séparée, pas de tracé déporté. Les mêmes montées, les mêmes descentes, la même fatigue aussi.
Et il y a ce rôle de Helping Runner, laissé libre à chaque participant. À n’importe quel moment, on peut accompagner un équipage, pousser un fauteuil dans une pente, aider à sécuriser une descente, ou simplement rester là. Du coup, la performance ne se lit plus seulement en kilomètres avalés. Elle se voit aussi dans les gestes.
Un camp de base simple, avec la montagne de jour comme de nuit
Les MDS Crazy Loops vendent aussi une ambiance. Courir sous les étoiles, repartir à l’aube, écouter la montagne la nuit, puis revenir au bivouac. Au centre, un camp de base annoncé comme chaleureux et festif, avec musique, repos, encouragements et moments de partage.
Deux formules existent, une tente individuelle fournie en montagne, avec adaptations possibles, ou un hébergement libre en station. Le reste reste volontairement simple, chacun gère son alimentation et son matériel, avec de l’eau disponible en continu sur le camp et sur le parcours, plus des points d’eau chaude. Pas mal de courses parlent d’inclusion. Ici, l’ambition affichée est de la faire vivre sur le terrain.