Le couple Starlink V4 et Router Mini devient crédible en van avec du solaire. Pour partir à pied plusieurs jours, le poids et la consommation coincent vite.
En bref
- Le V4 passe bien en van
- En rando, la consommation plombe tout
- Le Mini reste l’option la plus crédible
Sur le terrain, on revient toujours au même point, les watts. Vous pouvez caser une antenne dans un coffre ou même sur une banquette, si derrière il faut nourrir un système à 75 à 100 W, ce n’est plus du tout la même histoire.
Le vrai mur, ce n’est pas la taille, c’est la consommation
Chez Starlink, le combo V4 avec Router Mini devient plus transportable, c’est vrai. L’antenne mesure environ 59 x 38 cm, pèse 2,9 kg seule, 3,2 kg avec son support, puis autour de 3,8 kg avec le support et le câble de 15 m. Le routeur, lui, tombe à 440 g. Mais le kit complet annoncé par Starlink grimpe quand même à 6,45 kg emballé.
Résultat ? Pour un bivouac itinérant, ce n’est pas la taille qui calme les ardeurs, c’est la dépense énergétique. Le système standard descend à environ 20 W en veille, mais en usage il tourne bien plus haut.
En van, l’équation commence à tenir
Là, franchement, ça se défend. Starlink propose maintenant une alimentation DC-DC, donc un branchement direct sur batterie ou sur le circuit électrique d’un van, sans passer par un convertisseur 230 V et ses pertes.
Avec ce genre de montage, viser 150 W de solaire au minimum, et plutôt 200 W, avec une batterie de 500 Wh ou plus, paraît cohérent. À 80 W de moyenne, quatre heures de connexion mangent déjà environ 320 Wh. Ajoutez les pertes, un peu de marge, quelques nuages, et vous voyez vite la logique du dimensionnement.
À pied, chaque kilo compte et le V4 décroche
En randonnée de plusieurs jours, ça se corse vite. Antenne, routeur, batterie, alimentation, panneau solaire, on arrive rapidement entre 6 et 10 kg. Pour marcher avec ça sur plusieurs étapes, il faut vraiment avoir une mission précise.
Et même avec un panneau léger de 40 ou 60 W, ça ne suit pas durablement une machine capable de tirer jusqu’à 100 W. Bref, pour glisser le V4 dans un sac à dos et compter sur un petit solaire de trek, l’idée est séduisante sur le papier, beaucoup moins au premier col.
Le seul Starlink crédible en trek, c’est le Mini
Le basculement, il vient du Starlink Mini. Son antenne pèse 1,10 kg, le Wi-Fi est intégré, et la consommation tombe autour de 20 à 40 W. Il accepte en plus une alimentation 12-48 V DC ou USB-PD, avec une source 100 W recommandée. Du coup, une config rando devient enfin plausible, avec batterie USB-C de 100 à 150 Wh et panneau de 60 à 100 W. Un essai terrain est même descendu à environ 2,7 kg avec panneau 40 W, batterie, câbles et Mini, pour près de cinq heures d’autonomie sur batterie.
Pour un van, le V4 avec Router Mini a donc du sens. Pour marcher plusieurs jours, non. Si votre besoin se limite à quelques messages, un smartphone satellite ou un Garmin inReach reste quand même bien plus léger 🙂
Combien coûte Starlink ?
Le prix reste un élément important de l’équation. En France, le kit Starlink Standard V4 se situe généralement autour de 349 €, tandis que le Starlink Mini tourne autour de 199 €, hors promotions ponctuelles. Il faut ensuite ajouter l’abonnement : selon l’offre choisie, comptez environ 45 €/mois pour un usage itinérance 100Go et davantage pour les formules itinérantes illimité. Pour un randonneur ou un utilisateur en van, c’est surtout l’offre Roam/Itinérance qui a du sens, avec la possibilité de suspendre le service entre deux voyages. Le Mini est donc intéressant si Starlink reste un équipement utilisé seulement quelques semaines dans l’année, mais il faut intégrer kit + abonnement + batterie/panneau solaire dans le coût réel de la solution.