Quatre jours sur le GR91, une alerte pluie-inondation et un duo Crosscall mis à l’épreuve. Ce qui compte vraiment en trek apparaît vite.
En bref
- Testé quatre jours sur le GR91
- Le GPS hors réseau fait la différence
- La batterie X-POWER simplifie vraiment le trek
Après avoir testé sur le GR52 le Stellar X5S Chamonix, quatre jours ont suffi sur le GR91, la marche s’est arrêtée après une alerte pluie-inondation, et c’est justement dans ce genre de moment qu’un téléphone comme le Crosscall STELLAR-M6 Chamonix cesse d’être un gadget. Il sert à prévenir, à vérifier la météo, à garder un cap. Le reste, franchement, passe après.
Quand la météo coupe court, le téléphone redevient un outil
En trek, on rêve souvent de laisser le mobile au fond de la poche. Mais pas tout le temps. Le mode Outdoor colle bien à cet usage, avec des notifications secondaires mises de côté, une consommation ajustée et la possibilité de partager sa position avec ses proches quand le réseau tient.
Sur le terrain, la 4G ou la 5G servent surtout à trois choses, envoyer un message, regarder une alerte météo, transmettre sa position quand il y a du réseau. Le bouton SOS, accessible en une pression, va dans le même sens. Il faut juste garder en tête la limite la plus terre à terre qui soit, sans couverture mobile, les alertes et le partage à distance restent dépendants du réseau.
Hors couverture, la navigation reste le vrai nerf de la guerre
Là où ce téléphone devient vraiment utile, c’est hors réseau. Il capte les signaux GPS, Galileo, BeiDou et GLONASS, avec l’A-GPS pour accélérer l’accroche quand les données d’assistance sont disponibles.
Concrètement, avec une carte téléchargée avant le départ et une trace GPX déjà importée, on continue à se situer même sans aucune barre. La boussole électronique complète bien l’ensemble. Quand le sentier se coupe en deux sur les hauts plateaux, c’est le genre de détail qui évite de perdre du temps, ou de prendre le mauvais vallon.
Un format pensé pour marcher, pas seulement pour cocher des specs
J’ai aussi retenu le côté très pratique. L’écran de 6,1 pouces fonctionne avec des doigts mouillés et des gants, les trois boutons programmables offrent de vrais raccourcis physiques, et le boîtier inspire confiance avec sa certification IP68. Crosscall a testé le smartphone à 2 mètres de profondeur en eau douce pendant 30 minutes, ainsi que lors de chutes de 1,50 m sur du béton. De quoi partir plus serein en randonnée, surtout quand le téléphone passe de la poche à la main à chaque beau point de vue 🙂
À 242 g, on le sent dans la poche, quand même. En échange, il paraît taillé pour sortir souvent. Le capteur arrière de 50 Mpx avec autofocus à détection de phase fait le job pour garder une image du Vercors, et la torche LED rend service dans une cabane. La garantie de cinq ans, batterie comprise, pèse aussi dans le choix.
La batterie externe qui change la donne au bivouac
Côté endurance, Crosscall annonce 4 500 mAh et 14 heures en usage GPS. Cette valeur reste théorique, parce que l’écran allumé, le suivi de trace ou la recherche de réseau changent vite la donne sur plusieurs étapes. Sur ce point, il tient ses promesses et inspire confiance sur le terrain.
Le plus malin, c’est la X-POWER. Cette batterie externe de 6 000 mAh, certifiée IP67, se fixe au dos via le connecteur magnétique X-LINK, qui recharge aussi le téléphone. Et sa sortie USB peut alimenter un autre appareil compatible. Résultat, au bivouac ou au réveil, on recharge sans câble et on garde de la marge pour la carte, les photos et le prochain message.
Le principal bémol de la X-POWER, c’est son poids. Mon exemplaire affiche 204 g sur la balance, alors que Crosscall annonce 170 g. À capacité nominale identique de 6 000 mAh, la Nitecore Carbon Battery 6K est annoncée à 88 g, soit 116 g de moins que mon exemplaire. Sur un trek de plusieurs jours, l’écart compte. L’intérêt de la X-POWER reste sa fixation magnétique X-LINK, qui permet de recharger le téléphone sans sortir de câble.
