L’Enduro 4 arrive, mais l’Enduro 3 reste une vraie option pour marcher plusieurs jours. Sur le GR91, son endurance et sa navigation pèsent lourd.
En bref
- L’Enduro 4 arrive, l’Enduro 3 reste crédible
- Autonomie et navigation séduisent en trek
- Format massif et menus complexes à connaître
L’Enduro 4 a été annoncée le 6 octobre par Garmin. Et pourtant, sur un itinéraire de plusieurs jours, l’Enduro 3 garde un vrai intérêt. Sur le GR91, dans le Vercors, elle coche encore les cases qui comptent quand on porte sa maison sur le dos : tenir longtemps, guider sans réseau, et ne pas devenir pénible au poignet après 7 heures dehors.
L’Enduro 4 débarque, mais l’Enduro 3 n’a pas dit son dernier mot
Ce qui frappe d’abord, c’est le décalage entre sa fiche et son usage. Oui, c’est une montre déjà dépassée dans la gamme. Mais en rando, on juge surtout le concret. Sur quatre jours de marche, l’Enduro 3 reste très complète pour l’aventure, sans donner l’impression d’un produit largué juste parce qu’un successeur existe.

Une montre qu’on oublie presque au poignet
Avec ses 63 grammes, bracelet UltraFit compris, elle sait se faire oublier, ce qui est loin d’être anecdotique quand on dort avec et qu’on repart au petit matin. Son boîtier de 51 mm reste imposant, mais l’ensemble fonctionne bien pour l’outdoor, avec une lunette en titane et un verre saphir solaire qui inspirent confiance.
La montre suit aussi la récupération en continu : fréquence cardiaque, sommeil, stress, Body Battery et statut de variabilité de la fréquence cardiaque. Le rapport matinal est utile avant de remballer le sac. Bon, il faut garder la tête froide, ces données aident à mettre des sensations en perspective, pas à poser un diagnostic médical.
L’autonomie impressionne, le solaire demande un peu de recul
C’est son gros argument. Garmin annonce jusqu’à 36 jours en mode montre et 120 heures en GPS seul, sans solaire. Avec le solaire, la marque monte à 90 jours et 320 heures. Sur le papier, c’est énorme.
Mais les conditions comptent quand même. Pour atteindre ces sommets, il faut une forte luminosité, environ trois La Garmin Enduro 3 utilise la technologie Power Sapphire, qui associe un verre saphir résistant aux rayures à un dispositif de captation solaire autour de l’écran. Celui-ci transforme la lumière en énergie pour prolonger l’autonomie de la batterie. En forêt, sous une manche ou sous un ciel couvert, le gain fond. Le solaire prolonge, il ne remplace pas toujours la recharge.
Des tests donnent des repères plus parlants. j’ai relevé 120 heures de suivi GPS sur une charge. Des performances solides, mais variables selon l’usage. Sur le GR91, je l’ai rechargé 2 fois sur les 4 jours par précaution avec 60/70% de batterie.

Sur le terrain, la navigation fait le job, avec une limite connue
Les étapes préparées dans Komoot puis envoyées vers la montre permettent de partir avec une base propre. Le bon réflexe, c’est de vérifier avant le départ que les parcours et les cartes sont bien là sur le téléphone et sur la Garmin en off-line.
Les cartes TopoActive, le GPS multibande et SatIQ rendent la navigation utile même sans réseau mobile. Sur les hauts plateaux, consulter son tracé au poignet est franchement pratique. Mais l’écran reste petit pour comprendre une variante. Du coup, une carte hors ligne sur smartphone garde son intérêt, ce qui a été mon cas !

Les défauts sont connus, mais le trio clé reste solide
Les réserves reviennent souvent : format unique de 51 mm, menus pas toujours simples, écran moins éclatant qu’un AMOLED. La lampe LED intégrée, elle, sert bien en appoint dans une cabane, sans remplacer la frontale.
Les montres de sport retrouvent parfois les travers des smartphones : trop de menus, de réglages et de fonctions finissent par compliquer les gestes simples. Cette richesse demande un temps d’apprentissage, alors qu’en randonnée, on souhaite surtout accéder rapidement à son itinéraire, à son autonomie ou aux données essentielles. La simplicité d’utilisation mérite autant d’attention que le nombre de fonctionnalités.
Bref, si vous cherchez surtout légèreté, navigation et endurance, l’Enduro 3 reste une montre qui a du sens, même au moment où l’Enduro 4 prend la lumière à 900€.