Voyage en Ouganda : comment observer les gorilles de montagne

Image d'illustration. Gorille montagne dans forêt bwindiADN
Observer les gorilles en Ouganda, c’est approcher l’ultime frontière du sauvage. Un privilège rare, encadré, émouvant, qui fait rimer aventure, éthique et préservation d’une espèce menacée.
Tl;dr
- Gorilla trekking in Uganda: immersion rare et encadrée.
- Permis limités, prix élevés, conservation essentielle.
- Meilleure période : saisons sèches, équipement adapté requis.
Un face-à-face unique avec les gorilles d’Ouganda
Il y a des expériences qui marquent durablement. Observer les gorilles de montagne dans leur habitat naturel, au cœur des forêts brumeuses de Bwindi Impenetrable National Park ou de Mgahinga Gorilla National Park, fait assurément partie de ces moments rares. On le sait peu : nous partageons près de 98 % de notre ADN avec ces géants paisibles. Rencontrer leur regard, déceler chez eux des attitudes presque humaines, rester immobile devant la délicatesse d’un geste maternel… ce spectacle bouleverse autant qu’il fascine.
Où et comment approcher les gorilles ?
L’Ouganda protège environ la moitié de la population mondiale de ces grands singes menacés, soit près de 559 individus recensés à Bwindi et Mgahinga sur une population globale estimée à 1060. Ces deux parcs nationaux accueillent plusieurs familles « habituées » à la présence humaine : chaque jour, seulement 152 permis sont délivrés à Bwindi via ses quatre secteurs (Buhoma, Nkuringo, Rushaga et Ruhija), tandis que Mgahinga héberge deux groupes accessibles.
Mais l’excursion ne s’arrête pas aux gorilles : au fil du trek, on croise souvent des éléphants forestiers, des singes colobes noir et blanc ou encore des babouins olive. Les amateurs d’ornithologie apprécieront également plus de 350 espèces d’oiseaux recensées dans la région.
Préparer son expédition : coûts et logistique
Ce privilège a un coût : en 2025, le permis pour une heure auprès des gorilles s’élève à 800 dollars pour les visiteurs étrangers ; une immersion prolongée (jusqu’à quatre heures) peut atteindre jusqu’à 1500 dollars. Ce tarif inclut l’accompagnement par des rangers formés mais pas l’hébergement ni les transports. L’organisation est rigoureuse : il est nécessaire de passer par un tour-opérateur agréé, tel que Nkuringo Safaris & Lodges, Abercrombie&Kent, ou Volcanoes Safaris — pour obtenir son précieux permis auprès de l’Uganda Wildlife Authority. Les réservations peuvent être effectuées deux ans à l’avance via l’AUTO, mais attention, elles restent non-remboursables sauf cas particuliers.
À noter pour un séjour sans accroc :
- Bottes étanches, vêtements couvrants et coupe-vent léger indispensables.
- Pensez aussi aux jumelles, appareil photo sans flash et répulsif anti-insectes.
- Niveau physique modéré conseillé : la marche dure entre deux et six heures sur des terrains parfois abrupts.
Période idéale et éthique du trek
Même si le trekking est possible toute l’année, les périodes sèches (juin-septembre puis décembre-février) offrent des conditions optimales avec sentiers moins boueux et visibilité accrue. Les pluies prolongent parfois la randonnée mais habillent aussi la forêt d’une luxuriance saisissante.
Côté éthique ? Tout est encadré : groupe limité à huit visiteurs par famille, port du masque obligatoire (pour éviter tout risque sanitaire), distance minimale imposée… Enfin, chaque visite contribue directement au financement de la conservation locale ainsi qu’aux communautés comme celle des Batwaa.
Derrière le tarif élevé se cache donc bien plus qu’un simple safari : un acte concret pour préserver l’un des derniers sanctuaires sauvages au monde.
