Huit jours sur le GR52, près de 160 km, un seul short. Le Cimalp Galibier Long 3 a tenu chaleur, orages et longues descentes sans faiblir.
En bref
- Testé 8 jours sur le GR52
- 230 g, respirant, séchage rapide
- Confort solide jusqu’à Menton
Marcher près de 160 kilomètres avec un seul short, vous le sentez tout de suite si le choix était mauvais. Sur le GR52, entre Saint-Dalmas-Valdeblore et Menton, le Cimalp Galibier Long 3 a passé huit jours dehors, d’une traite, avec chaleur, neige résiduelle, orages et longues descentes. Et franchement, c’est peut-être son meilleur argument, il a fini par disparaître du radar.
Huit jours avec le même short, sans jamais y penser
C’est rare, un vêtement technique qu’on oublie complètement. Dès les premiers kilomètres, ce modèle suit le mouvement sans tirer. La matière CIMAFLEX, un mélange de polyester et d’élasthanne, accompagne les jambes aussi bien dans les montées vers le refuge de Nice que dans les passages plus techniques de la Vallée des Merveilles, ou sur les longues descentes vers Sospel puis Menton.
Quand on marche entre six et dix heures par jour, ce détail n’en est plus un. Pas de gêne signalée, pas de limitation d’amplitude, même avec les bâtons qui sollicitent davantage les jambes.
Léger, respirant, vite sec, le trio qui compte en itinérance
Avec 230 grammes, le Cimalp Galibier Long 3 joue clairement la carte de la légèreté. Sur une sortie à la journée, on s’en fiche parfois un peu. Sur une semaine avec sac, beaucoup moins.
Le tissu respire bien, et c’est ressorti pendant les journées chaudes du Mercantour, quand le thermomètre dépassait les 30 °C en vallée. La transpiration et la chaleur s’évacuent sans laisser cette sensation pénible de vêtement lourd ou humide.
Autre point très concret, le séchage rapide. Après un rinçage en refuge ou une averse, quelques heures suffisent en général pour repartir avec un short sec. En itinérance, ça peut permettre de n’emporter qu’un seul modèle. Résultat ? Moins de poids, moins d’encombrement.
Petits détails, vraie utilité sur le sentier
Bon équipement, ce n’est pas seulement une matière réussie. La poche repose-main zippée a visiblement fait le job pour garder une clé, un peu d’argent ou un petit objet en sécurité, surtout dans les descentes techniques.
La ceinture semi-élastique avec passants apporte aussi un bon maintien sans créer de point de compression sous la ceinture ventrale du sac. Et le traitement déperlant DWR, annoncé comme efficace jusqu’à une trentaine de lavages, ne rend pas le short imperméable, mais il suffit pour les petites pluies, la rosée ou les éclaboussures près des torrents.
Ce qu’il faut retenir après le Mercantour
Sur des sentiers alternant rochers, pierriers, végétation dense et portions abrasives, le tissu n’a montré aucun signe particulier d’usure. La promesse de résistance et de conservation de l’élasticité de la technologie CIMAFLEX semble donc tenue.
Le verdict est assez net. Le Cimalp Galibier Long 3 n’a rien de spectaculaire sur le papier, mais il coche les cases qui comptent pour un trek de plusieurs jours, confort, respirabilité, liberté de mouvement, séchage rapide et tenue correcte face aux petites averses. Pour préparer un GR ou de longues sorties estivales, c’est le genre de pièce discrète qu’on apprécie vraiment quand elle ne fait jamais parler d’elle.