Test du Deuter Aircontact Ultra 40+5 : le compagnon idéal de mon GR52

Sac à dos de trekking Deuter
Sac à dos de trekking deuter — Aventurier / ADN

Après 160 km dans le Mercantour, le Deuter Aircontact Ultra 40+5 s’est imposé par son confort, son poids contenu et ses rangements bien vus.

En bref

  • 160 km validés sur le GR52
  • 1,21 kg pour 40+5 litres
  • Confort, stabilité, rangements vraiment convaincants

Après plus de 160 km sur le GR52, dans le Mercantour, le verdict tombe vite. Le Deuter Aircontact Ultra 40+5 n’a pas juste transporté du matériel, il a clairement pesé sur le confort de l’aventure.

Après 160 km, le confort devient le vrai juge

Sur un trek de plusieurs jours, vous sentez très vite si un sac travaille avec vous ou contre vous. Ici, le système dorsal Aircontact, la maille Air Spacer et le canal d’aération ont limité la sensation d’humidité pendant les longues montées. On transpire, évidemment, surtout quand le sentier grimpe fort, mais le dos reste mieux géré qu’avec un sac plus classique.

Le réglage de longueur du dos, de 42 à 62 cm, se fait via le système Clip et Loop. Une fois ajusté, le sac plaque bien au dos. Les bretelles Active Fit suivent le mouvement sans créer de point dur, et les ailerons de hanche font le gros du boulot, vraiment trés pratique . C’est probablement ce qui m’a le plus impressionné. Le poids repose majoritairement sur les hanches et beaucoup moins sur les épaules. Après plusieurs heures de marche (6 à 9h), cette répartition change véritablement le confort du portage. C’est un point que j’ai énormément apprécié pendant toute la traversée du GR52.

Léger, mais pas fragile pour autant

Avec 1 210 g, le Deuter Aircontact Ultra 40+5 joue dans la catégorie des sacs très légers pour ce volume. Et pourtant, pas d’impression de sac fin ou précaire.

Le tissu ripstop a tenu toute la traversée, entre végétation, rochers, passages serrés et manipulations quotidiennes. Rien d’alarmant constaté sur le terrain. Bon point aussi, le rabat supérieur peut se retirer pour gagner encore un peu de poids, ce qui parlera aux randonneurs qui traquent chaque gramme.

Les rangements qui évitent de perdre du temps

Un sac se juge aussi à l’usage, quand il faut attraper une gourde, une veste de pluie ou le téléphone sans retourner tout le contenu. Là, l’ensemble est bien pensé.

  • Grandes poches latérales en filet pour l’eau
  • La poche supérieure de 5 L, zippée, est idéale pour garder à portée de main les objets du quotidien ou le pique-nique préparé par les refuges.
  • Sangles de compression efficaces pour stabiliser la charge
  • Compatibilité avec une poche à eau de 3 litres

Le volume de 40 + 5 litres a suffi pour un GR52 en refuge, avec vêtements, duvet, pharmacie, nourriture, électronique et équipement de sécurité. Pas de manque de place signalé, et les sangles repositionnables permettent d’adapter la fixation selon le matériel emporté.

Les petits détails et le vrai bilan terrain

Puis il y a ces détails qu’on remarque au troisième ou au cinquième jour, quand la fatigue arrive. Réglage rapide des sangles, sangle de poitrine simple à ajuster, sifflet intégré, étiquette SOS, fermeture supérieure modulable. Rien de spectaculaire pris séparément, mais l’ensemble est propre.

Et surtout, le sac reste stable dans les descentes techniques. Pas de ballotement gênant quand le terrain devient pierreux ou plus engagé avec 3 types  de réglages des bretelles. Après sept jours, avec beaucoup de dénivelé positif et négatif, le bilan est net, confort de portage, ventilation réussie, poids contenu et réglages précis. Mes deux seuls regrets concernent l’absence d’une housse de pluie, qui aurait été appréciable sur un sac de cette catégorie, ainsi que le positionnement des poches avant. À mon sens, elles sont placées un peu trop en arrière, ce qui les rend moins accessibles lorsque le sac est porté.

  • un confort de portage remarquable ;
  • une excellente ventilation du dos ;
  • un poids contenu ;
  • des réglages précis qui permettent d’adapter parfaitement le sac à sa morphologie ;
  • des rangements bien pensés pour une utilisation quotidienne y compris pour vos bâton.

Un plus discret, mais loin d’être anodin

Deuter a aussi travaillé la fabrication. Le sac est annoncé sans PFAS et certifié bluesign, avec une attention portée aux personnes, aux ressources et à l’environnement. Ce n’est pas ce qui fait acheter un sac à lui seul, quand même. Mais pour un équipement pensé pour plusieurs jours dehors, c’est un vrai plus.

Christophe

Spécialiste S’équiper

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