Sur le GR52, boire avant la soif, filtrer l’eau et doser électrolytes ou glucides a fait la différence, surtout sous la chaleur de juillet.
En bref
- Sur le GR52, boire avant la soif
- Électrolytes et boisson 60 g selon l’effort
- Filtration d’eau pour gagner en autonomie
Sur un trek de plusieurs jours, la fatigue ne vient pas seulement des montées. Sur le GR52, surtout avec la chaleur du début juillet, la gestion de l’hydratation a pesé lourd sur la forme, la récupération et la capacité à repartir le lendemain.
Ce qui change vraiment quand la chaleur s’invite
Le point clé, c’est simple, il ne fallait jamais attendre d’avoir soif pour boire. Que la journée soit fraîche ou au-dessus de 30 °C, l’eau restait le socle. Résultat, une meilleure tenue sur l’étape et une récupération plus propre en fin de journée.
Sur ce genre d’itinéraire, on le sent vite. Quand l’hydratation suit, on enchaîne mieux. Quand elle déraille, tout devient plus dur, même sans étape hors norme.
Électrolytes d’un côté, boisson 60 g de l’autre
Le choix s’est fait avec deux solutions de Nutripure. D’abord des pastilles d’électrolytes que j’utilise tout au long de l’année avec mes runs, faciles à glisser dans une gourde, pour compenser une partie des minéraux perdus avec la transpiration. C’était surtout utile pendant les longues montées ou les journées les plus chaudes.
L’autre option, plus lourde sur le plan nutritionnel, c’était la Boisson Énergétique 60g Long Distance. Pas systématiquement. Seulement sur les étapes longues ou franchement exigeantes. Avec ses 60 g de glucides par préparation, elle a permis de garder un niveau d’énergie plus stable pendant plusieurs heures, tout en continuant à boire. Et il y a aussi eu un mieux ressenti sur la fatigue musculaire en fin d’étape.
Le vrai point d’alerte, c’est l’estomac
Mais cette boisson-là ne se teste pas au départ d’un grand trek. Une formule aussi concentrée demande un système digestif déjà habitué. C’est précisément le principe du gut training, pratiqué par les sportifs d’endurance qui apprennent à tolérer de gros apports glucidiques.
Le rappel est utile, quand même. Dans une flasque, 60 g, c’est consistant. Il vaut mieux s’y entraîner avant.
Filtrer l’eau pour porter moins et rester autonome
En montagne, pouvoir refaire le plein change la journée. Un système de filtration a permis de remplir les flasques dans plusieurs ruisseaux quand des points d’eau étaient disponibles. En gros, plus d’autonomie, et moins besoin de porter plusieurs litres pendant des heures.

Une stratégie simple, mais pas improvisée
La logique finale tenait en trois gestes, boire régulièrement de l’eau, ajouter des électrolytes quand les conditions l’exigeaient, puis réserver la boisson énergétique aux gros morceaux. Pour la partie pratique, Nutripure indique un sachet de 70 g dans 400 mL d’eau pendant l’effort, avec un étui de 10 sachets pour 700 g au total.
La marque présente aussi cette formule comme adaptée aux efforts de plus de 1 h 30, avec glucides maltodextrine et fructose, PureDigest, BCAA, vitamines, électrolytes et goût neutre. Pas de miracle ici. Juste une stratégie cohérente qui, sur le GR52, a aidé à tenir dans de bonnes conditions.
Toutes les étapes ne se ressemblent pas. Entre la chaleur, le dénivelé et la fatigue accumulée, certaines journées du GR52 ont été bien plus exigeantes que d’autres. Dans ces moments-là, j’alternais avec une boisson énergétique au goût neutre, adaptée aux efforts de plus d’1 h 30, qui m’a aidé à maintenir un niveau d’énergie plus stable. Et lorsque cela ne suffisait plus, j’avais toujours un gel énergétique dans une poche du sac. J’y consacrerai d’ailleurs un article spécifique, car savoir quand et comment utiliser un gel peut réellement faire la différence sur un long trek.