Testées sur plus de 75 km dans le Vercors, les Columbia Peakfreak Titanium ont rassuré en confort et accroche, avec un vrai bémol sur les lacets.
En bref
- 75 km sur le GR91 en quatre jours
- Confort, accroche et maintien au rendez-vous
- Seul vrai défaut, des lacets trop fins
Plus de 75 kilomètres en quatre jours, c’est déjà un test qui raconte quelque chose. Sur les sentiers du GR91, dans le Vercors, les Columbia mi -montante Peakfreak Titanium ont été mises à l’épreuve sur un terrain souvent moins technique que d’autres traversées, mais assez varié pour juger l’essentiel: le confort, le maintien et l’accroche quand la fatigue monte.
Quatre jours pour un premier verdict solide
Le test s’est construit sur une base concrète. Au moins 1 080 mètres de dénivelé positif et 910 mètres de négatif ont été relevés, sans compter la première journée au Moucherotte ni la descente vers Die. Ce n’est pas un essai de parking, et ça se sent.
Côté chaussant, le choix a été de partir sur une pointure au-dessus, du 45 au lieu du 44. Une habitude en longue marche, pour laisser de la place au pied au fil des kilomètres et éviter que les orteils souffrent en descente. Mais ce genre de pari ne fonctionne que si le talon reste bien calé. Là, les Columbia ont tenu.

La vraie juge de paix, la longue descente vers Die
Le moment clé, c’est la descente vers Die. Environ 15 kilomètres, cinq heures à tirer sur les jambes, avec un passage difficile qui a rappelé des sensations de descentes pierreuses du GR20. Quand on en arrive là, on ne demande pas un miracle. On veut juste poser le pied avec confiance et garder le contrôle des appuis.
Et sur ce point, les Peakfreak Titanium ont fait le travail. Malgré la fatigue, la chaussure a permis de continuer sans cette petite hésitation désagréable qu’on sent tout de suite quand l’adhérence manque.
Une fiche technique qui se sent sur le sentier
Sous le pied, la semelle Vibram Megagrip et ses crampons de 5 mm assurent l’accroche sur les terrains irréguliers. La structure Geo-Cage et le système Navic Fit maintiennent le pied en place, tandis que la mousse Techlite+ amortit les chocs. Un renfort rigide sous le pied complète l’ensemble pour améliorer la stabilité.
Bon, sur le terrain, tout ça se traduit surtout par trois choses simples: du confort, de la protection et une stabilité cohérente sur un parcours varié. Je n’ai pas pu tester leur imperméabilité, le Vercors nous ayant offert des conditions plutôt sèches. Leur conception inspire toutefois confiance sur ce point, qui reste à vérifier sur le terrain.
Le point intéressant, c’est que le ressenti colle à la promesse technique. Pas mal de chaussures affichent une belle fiche sans convaincre une fois dehors. Ici, l’ensemble paraît bien exécuté.
Un défaut agaçant, malgré un avis globalement positif
Le seul vrai reproche concerne les lacets. Trop fins, avec plusieurs arrêts pour les renouer. Détail, oui. Détail agaçant aussi, clairement, surtout quand on marche longtemps et qu’on n’a pas envie de perdre le rythme pour ça.
À pointure identique, en 45, la Columbia pèse 529 g par chaussure, contre 458 g pour la Sportiva Ultra Raptor III Mid GTX, soit 71 g de plus par pied. Sur le terrain du vercors cela ne pose aucun problème !

Résultat, le premier bilan est positif. Les Columbia Peakfreak Titanium ont inspiré confiance sur le GR91, y compris quand le terrain s’est durci. Reste une question importante pour la suite, la durabilité. Quatre jours, c’est sérieux. Pas encore toute la vie d’une chaussure. À 160 €, la Columbia Peakfreak Titanium se positionne comme une challenger crédible face aux grandes références de la chaussure de randonnée.