Hong Kong remet ses plages sur la carte, bien au-delà de son image urbaine. Neuf spots montrent une ville plus calme, sportive et franchement inattendue.
En bref
- Hong Kong met en avant neuf plages très différentes
- Sai Kung concentre les spots les plus sauvages
- Familles, nage, snorkeling ou rando, chacun a sa baie
Rester plus de 48 heures à Hong Kong, c’est souvent là que le décor bascule. Derrière les tours, on tombe sur des criques, de longues bandes de sable et même des baies qu’il faut gagner à pied ou en sampan. Pour un voyageur, l’info compte: la ville n’est pas seulement un stop urbain, elle peut aussi devenir un vrai terrain de plage.
Une autre face de Hong Kong, accessible sans expédition
La plus simple à caser dans un programme chargé, c’est Repulse Bay. On y va facilement en minibus depuis Causeway Bay, en bus depuis Central ou Admiralty, et un taxi met environ 20 minutes depuis Central. Sur place, on trouve douches, vestiaires, toilettes accessibles, aire de jeux, volley et surtout de quoi manger et boire. L’endroit est connu, avec ses immeubles chers au-dessus du sable, mais le matin en semaine ou au coucher du soleil, l’ambiance retombe.
Pour la baignade, Clearwater Bay Second Beach joue la carte de l’efficacité. Eau claire, grande courbe de sable, accès direct par escalier depuis l’arrêt du minibus 103M au départ de Tseung Kwan O. Peu d’ombre, donc chapeau et crème obligatoires.
Et puis il y a Big Wave Bay, à Shek O. L’ancienne plage de surf attire encore pour ses vagues, son café en bord de mer, ses carvings préhistoriques classés monument historique et sa position à l’arrivée de la rando de Dragon’s Back. Le bus 9 depuis Shau Kei Wan y mène, mais le week-end ça se remplit vite.
Les plages à vivre en famille, en ferry ou en mode actif
Sur Lantau, Cheung Sha Beach est la plus longue de Hong Kong. Séparée entre Upper et Lower Cheung Sha, elle reste rarement bondée. Les familles viennent pour le paddle, le kayak, les châteaux de sable, et les groupes s’attardent autour d’un déjeuner face à l’eau. Ferry pour Mui Wo puis bus, ou MTR jusqu’à Tung Chung avant un taxi.
À Cheung Chau, Tung Wan Beach est à 10 minutes à pied du débarcadère après 30 minutes de ferry depuis Central. Sa baie calme sert aux kayakistes et véliplanchistes, avec les bateaux de pêche colorés au large. Le coin rappelle aussi que l’île a vu s’entraîner Lee Lai-Shan, premier champion olympique en or de Hong Kong.
Plus tranquille encore, Hung Shing Yeh, sur Lamma Island. Ferry de 30 minutes puis 30 minutes de marche. Sable doré, eau calme, sentier côtier familial entre Yung Shue Wan et Sok Kwu Wan, et même la centrale électrique au fond de la baie, décor un peu étrange mais marquant.
Sai Kung, le grand terrain de jeu pour ceux qui veulent en faire plus
C’est clairement dans Sai Kung que le littoral devient le plus spectaculaire. Tai Long Wan, dans le paysage volcanique de High Island vieux d’environ 140 millions d’années, aligne quatre plages sur 3 km: Sai Wan, Ham Tin Wan, Tai Wan et Tung Wan. Taxi vert jusqu’au départ puis 90 minutes de marche, ou speedboat de 30 minutes depuis la jetée, environ 14 euros (130 HK$) l’aller. Restaurants et toilettes seulement à Sai Wan et Ham Tin, avec location de matériel de camping à Ham Tin.
Pour couper vraiment du réseau, Long Ke Wan fait le job. Taxi de 20 minutes jusqu’au barrage est du réservoir de High Island, puis descente raide de 25 minutes, ou bateau rapide de 30 minutes. Aucune installation. Rien. Juste le sable blanc, l’eau bleu vif et les reliefs volcaniques.
Enfin, Hap Mun Bay, dans le UNESCO Global Geopark de Sai Kung, reste l’option snorkeling. On y arrive en sampan depuis la jetée, environ 4 euros (40 HK$). À marée basse, le tombolo de Sharp Island, surnommé Fairy Walk, trace un passage de sable naturel avant d’aller voir les fonds le long de la côte rocheuse.
Pourquoi cette sélection compte vraiment pour un voyageur
Bon, ce qui ressort, c’est la variété. Entre Repulse Bay pour la journée facile, Cheung Sha pour les familles, Big Wave Bay pour mêler marche et baignade, et les plages de Sai Kung pour le sauvage, Hong Kong montre un visage bien plus large que son image de jungle de béton.