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Outdoor

Coaching running et IA, utile oui, mais pas sans l’humain

Outdoor > Running > Performance > IA
Par Christophe,  publié le 10 juin 2026 à 16h19.
Montre de running affichant une séance

Image d'illustration. Planifier n’est pas accompagner.ADN

Les applis de coaching dopées à l’IA progressent vite dans l’endurance. Pour Matt Fitzgerald, elles savent planifier, pas remplacer le lien coach-athlète.

En bref

  • L’IA peut bien planifier l’entraînement
  • Elle reste faible sur la relation
  • Matt Fitzgerald pousse un modèle hybride

L’IA peut déjà vous bâtir de bons entraînements de course. Mais pour vous faire progresser vraiment, elle ne suffit pas, selon Matt Fitzgerald, coach running, qui voit très bien où la machine est forte, et où elle reste derrière un humain.

Des plans d’entraînement crédibles, et ce n’est déjà pas rien

Dans les sports d’endurance, l’IA prend de la place. Des applis comme Strava, Tridot ou CoachCat AI délivrent déjà des prescriptions d’entraînement à un nombre croissant d’athlètes. Pour Matt Fitzgerald, ce n’est pas un gadget. Quand un coach décide d’une séance, il s’appuie sur des informations, puis sur des règles et des principes assez stables. Or la technologie actuelle sait entraîner une application à raisonner avec cette même base.

Son constat est net. Une appli bien conçue peut rapprocher ses décisions de celles d’un coach expérimenté, au point d’égaler, sur cette partie précise, un bon professionnel. Et lui-même dit n’avoir aucun mal à admettre qu’un outil bien pensé peut choisir les séances aussi bien que lui.

Le point faible reste le même, la relation

Là où ça se complique, c’est le reste. Et le reste compte beaucoup. Matt Fitzgerald rappelle que les meilleurs coaches ne sont pas forcément ceux qui connaissent le mieux leur discipline, mais souvent ceux qui gèrent le mieux les gens. Une enquête scientifique menée en 2009 par Jeffrey Frost, à la United States Sports Academy, va dans ce sens. La connaissance du sport n’y arrivait qu’en cinquième position, derrière des qualités relationnelles comme la communication avec les athlètes ou la capacité à les motiver.

Même idée chez la psychologue Sophia Jowett, de Loughborough University. En 2016, elle écrivait « Être techniquement un bon coach est une chose, mais ce qui donne au coach l’avantage, c’est la connexion développée entre le coach et l’athlète ». C’est ce lien, dit-elle, qui ouvre la porte aux capacités et au potentiel du sportif.

Le modèle hybride que défend Matt Fitzgerald

Du coup, Matt Fitzgerald plaide pour un partage des rôles. L’IA pour la prescription, l’humain pour l’accompagnement. C’est l’idée de son Dream Run Club, un groupe d’entraînement en ligne où les coureurs suivent des plans générés par Athletica AI et restent entourés par des coaches. Il a choisi cette appli après avoir regardé le marché, notamment parce qu’elle a été créée par Paul Laursen, docteur, coach d’endurance et physiologiste de l’exercice.

Le versant humain, lui, repose sur plusieurs briques, une surveillance continue des entraînements par Matt Fitzgerald et son assistante Ruby Wyles, un forum de questions-réponses, et des permanences vidéo hebdomadaires. Son objectif est clair, offrir une expérience proche d’un coaching complet, avec une qualité comparable, mais dans un format plus facile à faire grandir.

Pourquoi ce débat compte pour beaucoup plus de coureurs

Un chiffre résume l’enjeu, seulement 5 % des coureurs adultes ont un coach. C’est là que l’IA peut changer quelque chose, en rendant le coaching accessible à davantage de monde, et en amenant aussi plus de coureurs vers de vrais coaches.

Ses conseils tiennent en trois idées. Ne pas avoir peur de l’IA, parce qu’elle est à l’aise sur ce type de tâche. Être sélectif, parce que toutes les applis ne se valent pas et que certaines se disent dopées à l’IA sans l’être vraiment. Et ne pas la surestimer. Une appli peut vous choisir de bonnes séances. Pas mal de choses essentielles, elles, restent profondément humaines.

Le Récap
  • En bref
  • Des plans d’entraînement crédibles, et ce n’est déjà pas rien
  • Le point faible reste le même, la relation
  • Le modèle hybride que défend Matt Fitzgerald
  • Pourquoi ce débat compte pour beaucoup plus de coureurs
En savoir plus
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