Marathon de New York 2026, entre anniversaire géant et duel serré

Photo en noir et blanc, la ville de New York
Image d'illustration. Photo en noir et blanc, la ville de — ADN

Le marathon de New York fête les 50 ans de son parcours à cinq boroughs. Avec près de 60 000 coureurs, la course promet du sport, du suspense et beaucoup d’émotion.

En bref

  • New York fête 50 ans de parcours
  • Obiri et Kipruto visent un doublé historique
  • Le tracé change légèrement dans le Bronx

Ce dimanche 1er novembre, il y a une drôle de tension autour du marathon de New York. Pas seulement parce que près de 60 000 coureurs vont avaler les 42,195 kilomètres entre Staten Island et Central Park. Aussi parce que cette édition célèbre les 50 ans du parcours passant par les cinq boroughs, avec en prime un tracé légèrement retouché.

Une édition anniversaire qui ne ressemble pas tout à fait aux autres

Le décor reste le même, ou presque. La course garde son identité, cinq boroughs traversés et une arrivée à Central Park. Mais dans le Bronx, les habitués devront ouvrir l’œil: le parcours évolue, une première depuis quinze ans, avec des ajustements pensés pour limiter l’impact de l’événement sur le quartier.

Ça peut sembler anecdotique vu de loin. En course, ça ne l’est jamais vraiment. Un virage déplacé, une relance, une ambiance qui change sur quelques centaines de mètres, et vous modifiez un peu la lecture d’un marathon déjà redoutable.

 

Chez les femmes, Obiri court après un club très fermé

Dans le peloton féminin, Hellen Obiri arrive avec un vrai morceau d’histoire à portée de main. La Kényane a gagné ici en 2025 en signant le record du parcours en 2 h 19 min 51 s. Si elle s’impose encore, elle rejoindra le cercle très réduit des triples lauréates, avec Grete Waitz, Mary Keitany et Paula Radcliffe.

Mais rien n’est écrit. Sheila Chepkirui, victorieuse en 2024, sait très bien comment faire dérailler les plans d’Obiri sur ce parcours. Et il faudra aussi compter avec une absence lourde: annoncée au départ, Sifan Hassan a finalement déclaré forfait après une maladie.

Kipruto défend sa couronne, avec une marge minuscule

Chez les hommes, Benson Kipruto vise quelque chose de rare, conserver son titre. Personne n’y est parvenu à New York depuis John Kagwe en 1998.

L’an dernier, l’écart avec Alexander Mutiso s’était joué à trois centièmes de seconde. Trois centièmes. Résultat, on aborde cette course avec une certitude très simple: ici, une victoire peut basculer au dernier appui. Et la course masculine s’annonce franchement ouverte.

Les débutants sur marathon peuvent secouer la hiérarchie

Derrière les favoris, pas mal de regards vont se tourner vers les premières fois. Andreas Almgren, champion du monde du semi-marathon, découvre la distance. Sa vitesse intrigue, sa résistance dans les derniers kilomètres aussi.

Même attente autour d’Weini Kelati, elle aussi sur son premier marathon. Le passage du semi au marathon ne se limite pas à doubler la distance: il faut gérer le ravitaillement, retenir l’envie d’attaquer trop tôt, puis accepter la longueur.

Et puis il y a Conner Mantz et Zouhair Talbi, capables d’ajouter du suspense à cette course masculine. Bon, les chronos diront qui a gagné. Mais à New York, les visages racontent toujours autre chose aussi: un retour, un premier grand défi, une promesse tenue jusqu’au bout.

Christophe Romei

Spécialiste Outdoor

Voyageur de toujours, coureur par plaisir, passionné de montagne et de grands itinéraires : je partage ici mes aventures, entre sentiers, routes et horizons.

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