Marathon de Lausanne, le sacre au bout d’une vraie course d’usure

Guiilaume Adam
Guiilaume Adam le vainqueur du Marathon de Lausanne — ADN

Sous la pluie, puis face au vent, le vainqueur du Marathon de Lausanne a construit son succès en 2h25. Un aboutissement, après 2018 et 2025.

En bref

  • Victoire à Lausanne en 2h25
  • Pluie, vent et deux attaques décisives
  • Un sacre chargé d’histoire personnelle

La vraie image de ce Marathon de Lausanne, ce n’est pas juste la ligne d’arrivée. C’est un coureur Guillaume Adam seul, puis à deux, puis seul encore, sous des trombes d’eau et avec le vent de face au bord du Léman. Et c’est sans doute pour ça que ce succès en 2h25 pèse lourd.

Une course qui a basculé dans la pluie

Dès le départ, le futur vainqueur prend les devants. Les deux premiers kilomètres, en descente, passent avec d’excellentes sensations. Puis la météo change franchement vers le 10e kilomètre. La pluie fine du début se transforme en grosse averse, et deux coureurs reviennent sur lui.

Là, détail qui compte, un seul des deux accepte vraiment de relayer. Ce genre de séquence use vite, surtout quand la course est encore longue.

Le moment où tout s’est joué

Après le semi-marathon, il choisit de durcir l’allure dans une montée. Le groupe explose. Ils ne sont bientôt plus que deux en tête, à se relayer encore sur une dizaine de kilomètres.

Mais au kilomètre 32, dans une nouvelle montée, il force la décision. L’écart se creuse rapidement. Visiblement, il sent que la journée peut tourner en sa faveur.

Du km 36 à l’arrivée, tenir quand ça casse

Le plus dur arrive pourtant après. Au km 36, les jambes deviennent lourdes et l’allure baisse peu à peu, de 3:20/km à près de 3:50/km. Avec, en prime, un vent de face de plus en plus sensible au bord du Léman.

Résultat ? Il faut faire le vide et avancer. Clairement, c’est là qu’un marathon se gagne ou se perd. Il expliquait avoir été celui qui a le moins ralenti sur cette fin de course, et c’est ce qui l’amène au bout, en vainqueur.

Pourquoi ce succès dépasse le chrono

Ce sacre n’arrive pas de nulle part. À Lausanne, il avait déjà terminé 4e en 2018 pour son tout premier marathon, puis 2e en 2025. Cette fois, l’objectif était limpide, monter tout en haut. Mission accomplie.

Et il y a autre chose. Douze ans après avoir gagné le 10 km de Lausanne, il retrouve la plus haute marche au même endroit. À l’époque, il se situait au sommet de sa carrière sur piste. Aujourd’hui, il se voit comme un marathonien accompli.

Entre-temps, la course a changé de place dans sa vie. Guillaume ne court plus seulement pour lui, il accompagne aussi un million de coureurs avec RunMotion Coach. Cette victoire, pour lui, compte donc double, gagner, oui, mais aussi montrer qu’un objectif poursuivi longtemps peut finir par tomber.

Christophe Romei

Spécialiste Outdoor

Voyageur de toujours, coureur par plaisir, passionné de montagne et de grands itinéraires : je partage ici mes aventures, entre sentiers, routes et horizons.

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